L'un et l'autre, cependant, ruminent ce qu'ils mangent, ce qui explique qu'on leur ait attribué le qualificatif de "ruminants". La rumination consiste à remanger plusieurs fois ce que l'on a ingurgité, ce qui ne paraîtra économique qu'à un observateur superficiel : en effet les résultats récents de divers sondages effectués par nos services permettent d'écarter l'hypothèse selon laquelle la chèvre, ruminant, ingurgiterait moins que ce qu'elle ingurgitrait si elle ne ruminait pas...
La chèvre fait partie de la famille des caprins, ce qui intéressera tous ces que préoccupent les problèmes de l'éthymologie latine.
La chèvre a deux sous-produits : la crotte (dite "de bique") et le crottin (dit "pur chèvre"). L'urine, sans caractéristique spécifiques, sera tenue pour négligeable.
La crotte et le crottin n'ont ni la même origine, ni la même fonction :
- la crotte permet de faire du compost
- le crottin permet de faire du commerce ou de satisfaire une légitime gourmandise, bien que je crois fort difficile de réaliser du fromage avec le lait de chèvres naines... (il faudra en rediscuter...)
On notera au passage que le compost réalisé permettra de faire pousser le chou qui nourrira la chèvre et lui donnera l'occasion de fabriquer de nouveaux... (ad libitum).
Bien qu'il existe plusieurs races de chèvresn aucune manifestation de caractère raciste n'a été, à ce jour, enregistrée chez les caprins : un bouc alpin suisse, blanc, ne manifeste aucune hésitation à entretenir des rapports sans ambiguité avec une chèvre poitevine, à dominante marron foncé, voire avec une chèvre de Chine (!).




